Revue de presse

L'Illustré, mercredi le 14 décembre 2011. Le millionnaire du bonheur, Patrick Baumann

le livre être bien et Joseph Stutz dans l'Illustré Quelque 100 000 ménages romands ont reçu un petit livre dans leur boîte aux lettres. Un cadeau qui a étonné ou ravi, offert par un mystérieux retraité fortuné. «L’illustré» est allé à la rencontre de Joseph Stutz, un drôle de père Noël.


En général, le père Noël travaille le 24 décembre et dépose ses cadeaux dans la cheminée. Alors, évidemment, lorsque vous recevez en novembre dans votre boîte aux lettres un livre intitulé Etre bien que vous n’avez jamais commandé, vous vous posez des questions. Témoins de Jéhovah, gourou qui va vous vendre un stage bien-être à Pétaouchnok? Vous ouvrez la lettre qui accompagne ce drôle de présent: «Chère concitoyenne, cher concitoyen, permettez-moi de vous offrir ce livre. C’est le fruit de toute une vie d’expériences, d’épreuves, d’observations et de découvertes. J’espère vivement que son contenu puisse vous être bénéfique...» Signé: Joseph Stutz.

Cent mille exemplaires de cet ovni littéraire ont été distribués en tous ménages, 75 000 dans les districts de La Côte, le reste en Suisse romande. Du jamais vu! A tel point qu’on se demande au café du Commerce qui est cet homme capable de dépenser plusieurs centaines de milliers de francs pour s’offrir des lecteurs. «Merci de ne pas me retourner ce livre, ni de le jeter, offrez-le plutôt à quelqu’un de votre entourage», ajoute l’auteur, invitant ceux qui l’ont trouvé utile à faire un don à une œuvre qui s’occupe d’enfants autistes.

Intrigué, on sonne à la porte de ce Mécène (ou faut-il dire Messie?). Belle demeure de style à Givrins. Visage lunaire et souriant, teint bronzé, silhouette athlétique, ce millionnaire de 68 ans à la retraite, autrefois patron d’une fiduciaire à Genève, est visiblement bien dans sa peau. «Je ne suis pas un nouveau Christ, rassurezvous, ma démarche n’a rien de religieux ni de sectaire. J’avais besoin de transmettre aux gens les ingrédients qui m’ont réussi pour vivre mieux.»

Moïse a ramené les dix commandements, Joseph propose sept clés pour accéder au bonheur. Il s’est guéri d’un mal de dos tenace dû au stress en appliquant ses recettes. A travers la méditation, un changement d’attitude mentale. L’idée est de s’interroger sur les origines et les causes du mal-être, de corriger ce qui peut être modifié, ou sinon d’accepter la réalité et de passer à autre chose. Détachement émotionnel requis.

Rien de révolutionnaire, la méthode Coué et le bouddhisme sont déjà passés par là, mais l’ouvrage a le mérite d’être synthétique. Joseph le comptable a tenté de faire un bilan actif/passif avec le bonheur. «C’est normal, c’est mon métier! Je n’ai pas la prétention d’être un grand sage; j’ai lu quelques ouvrages, certes, mais à la différence du dalaï-lama je vis dans le quotidien et je sais ce que sont des fins de mois difficiles, des faillites économiques. A la suite d’opérations boursières malheureuses, dans les années 90, j’ai perdu toute ma fortune, les huissiers étaient à ma porte. Avec mon épouse, nous avons parcouru la Suisse au porte-à-porte pour vendre 50 000 cassettes vidéo. Ça m’a remis le pied à l’étrier! Depuis tout petit, je suis passionné par le secret de la réussite!»

Joseph Atutz et son livre sur le bien-être «Je sais ce que sont les fins de mois difficiles» Joseph Stutz


Les préceptes de son livre, comme celui-ci, piqué au hasard: «l’importance d’un problème est celle que nous lui attribuons», l’ont aidé à vivre, à élever quatre enfants, dont deux adoptés, à faire face à la maladie d’Alzheimer de son épouse, décédée en 2008. «Quand elle se réveillait la nuit et me demandait qui j’étais, menaçant d’appeler la police, c’était dur.» Le portrait de cette belle femme blonde est partout dans la maison. «Sans elle, je ne serais pas ce que je suis, dit-il, ému. Je n’aurai pas écrit ce livre où j’explique que c’est dans les moments les plus difficiles qu’il est impératif de continuer à croire en soi, en la vie.» Il a, dit-il, une «peau de canard»: perméable aux bonnes choses, imperméable au négatif.

N’est-ce pas un peu plus facile, M. Stutz, quand on vit dans un vaste intérieur de 380 m2 avec piscine et vue imprenable sur le Léman? Qu’en penserait l’ouvrier de chez Bobst fraîchement licencié? «Je peux tout perdre demain et m’en accommoder. Simplement, j’irais plutôt vivre sur un alpage que dans un studio à Renens! Je suis fils de jardinier, j’aime la nature!»

Ne croyez pas pourtant qu’il suffit de lire le livre pour être heureux instantanément. Ce serait trop beau. Lui se lève à l’aube tous les jours pour pratiquer la méditation. Son credo passe par l’amour et le partage. Honnête, il avoue néanmoins que ses enfants n’ont pas toujours compris cette notion de détachement, surtout après la mort de leur mère, et le fait qu’il ait reconstruit sa vie avec une autre. Le sexagénaire est tombé amoureux d’une cause et d’une femme qui l’incarne: l’autisme. Il a mis à la disposition de celle qui dirige la fondation Le Cube de verre, elle-même mère d’une enfant autiste, les loyers d’un immeuble qu’il possède. Et financé l’acquisition d’une vaste maison à Arzier, qui accueille des enfants malades. «Elle m’a appris, comme mon épouse d’ailleurs, la vraie générosité. Celle du cœur. Je suis riche, c’est vrai, mais finalement tout le monde part les mains vides.»

Sa plus grande satisfaction? Qu’aucun médecin ni psychologue ne l’ait accusé de marcher sur ses plates-bandes. Au contraire, si l’on va sur le site www.livre-etre-bien.com, l’abondance des éloges impressionne. «Merci pour ce cadeau qui m’a remis sur les rails.» «Je craignais le pire, secte, ouvrage moralisateur, ce fut tout le contraire.» Une socialiste neuchâteloise, membre de la commission santé de son parti, aimerait le faire distribuer dans les écoles. Un autre affirme qu’il devrait être remboursé par l’assurance maladie. «On enregistre 250 dons par jour, entre 5 et 400 francs, pour le Cube de verre», lance-t-il, ravi.

On le taquine sur les méfaits de l’ego qu’il dénonce dans son livre. Ne risque-t-il pas de voir le sien enfler plus que de raison? Surtout lorsqu’il se rêve en nouveau pasteur des temps modernes, capable de vaincre le virus du négatif dans toute la Suisse et «d’enrayer l’épidémie du mal-être psychologique»?

Réponse d’un monsieur qui garde cette petite distance zen avec les questions qui énervent. «Je veux juste que les gens aillent mieux!»

«Etre bien», Ed. Spirit Way. Le livre n’est plus gratuit à ce jour, mais proposé au prix de 30 francs versés à la fondation Le Cube de verre.

Radio Suisse Romande La Première, 7 décembre 2011 : Joseph Stutz parle de son livre à l'émission A première vue

Le livre etre bien passe à la radio Cliquer ici pour accéder la page, puis écouter

LA CÔTE, vendredi 11 novembre 2011. Un livre de réflexions offert à tous les habitants , Jean-Baptiste Faure

le livre être bien et Joseph Stutz dans le journal La Côte Le projet semble un peu fou : distribuer gracieusement en tous-ménages, du 7 au 11 novembre, un livre sobrement intitulé « Être bien ». Au total, 100.000 exemplaires seront destinés à la Suisse romande, mais pas moins de 75 000 pour la seule région de la Côte. Un livre blanc, à savourer quand tout va bien ou à consulter plus attentivement quand la vie vous malmène. « C’est comme un livre de recettes faciles à suivre qui, je l’espère, aideront le plus grand nombre de personnes à mieux vivre, à s’aimer soi-même, à aimer les autres, à aimer la vie », explique son auteur, Joseph Stutz. « le livre être bien, article dans le journal La Côte C’est le fruit de toute une vie d’expériences, de réflexions et de découvertes personnelles, que j’ai cru bon de partager. »

Dans la grande villa nichée sur une colline de la campagne vaudoise, on pourrait croire que le philanthrope est un privilégié, isolé dans sa tour d’ivoire. Et pourtant, né en Suisse alémanique d’un père jardinier et d’une mère femme de ménage, Joseph Stutz a traversé des épreuves parfois professionnelles, mais aussi familiales, la plus dure étant le décès de sa femme en 2008, après huit années de descente aux enfers, dues à la maladie d’Alzheimer. « J’étais dévasté, mais j’ai fait le choix d’accepter l’épreuve, de ne pas m’effondrer et de continuer à aller de l’avant. » En décembre 2006, Joseph fait la connaissance d’Anna Wälti-Berti, maman d’une fille autiste et créatrice de la Fondation Le Cube de Verre qui vient en aide aux enfants atteints d’autisme et à leurs familles. Sensible à cette cause, il lui apporte son soutien financier pour construire à Arzier un foyer pouvant accueillir une vingtaine d’enfants autistes. « Mon but est aussi de faire d’une pierre deux coups, confie Joseph Stutz, et je glisserai dans le livre un bulletin de versement en faveur de cette Fondation. Peut-être que des lecteurs auront, eux aussi, envie d’aider cette institution qui ne reçoit aucun fonds de l’Etat et qui a besoin de la générosité privée pour exploiter son foyer. » La compassion, la volonté d’aider son prochain, l’ouverture aux autres comptent sans doute parmi les clés du bonheur et de la joie de vivre dont nous parle Joseph Stutz dans son livre. Dans les premières pages, on y lit cette dédicace : « Cet ouvrage est dédié à tous ceux qui souffrent ».

24 Heures, samedi 5 novembre 2011 - Son livre sera distribué dans 100 000 boîtes aux lettres - Madeleine Schürch

Sa démarche est un peu dingue. Un retraité fortuné publie un livre sur le bien être qu’il enverra en tous ménages à 100 000 ménages romands.
le livre être bien et Joseph Stutz un article du 24 heuresA 68 ans, bronzé, élancé, athlétique, il respire la joie de vivre et la sérénité. Dans sa belle villa de La Côte, Joseph Stutz, expert-comptable et financier à la retraite, pourrait se la couler douce, sans trop s’occuper des autres. Or cet homme fortuné en a décidé tout autrement.

Jusqu’ici très discret mécène de la Maison de l’autisme qui vient d’ouvrir à Arzier, il publie aujourd’hui un petit livre intitulé tout simplement «Etre bien», un ouvrage qui entend donner à tous quelques clefs pour vivre heureux.

Ne comptant pas ses sous, il a décidé de distribuer, dès lundi prochain, 100 000 exemplaires gratuits de son ouvrage en tous-ménages, dont 75 000 rien que sur les districts de La Côte, le reste en Suisse romande. Une plaisanterie qui lui coûtera quelques centaines de milliers de francs.

Expérience de vie découpure de journal du 24h avec l'article sur Joseph Atutz et son livre sur le bien-être « Tout le monde m’a dit que j’étais fou ! Mais je me fais un cadeau, car j’avais besoin de transmettre aux gens ce que j’ai cherché pendant dix ans : les ingrédients pour se détacher de son mal-être, explique Joseph Stutz. N’est-ce pas un peu prétentieux de la part d’un homme qui nage dans l’aisance et n’a aucun diplôme de psychologue ? « C’est à travers mes propres expériences, professionnelles et familiales que je me suis rendu compte que beaucoup de personnes vives dans la souffrance, parce qu’elles n’arrivent pas à accepter et à se détacher des malheurs qui les frappent », résume celui qui a aussi dû affronter, dans sa vie, de nombreuses épreuves. Comme l’accompagnement durant huit ans de son épouse, décédée en 2008 de la maladie d’Alzheimer. C’est cette situation difficile, où se mêlaient culpabilité, désespoir et souffrance qui lui a donné l’idée d’écrire ce livre, qu’il considère comme un guide utile à chacun. Ses recettes pour se libérer du m al-être, il les a trouvées au fil de ses rencontres et de son parcours personnel. Joseph Stutz se souvient des affreux maux de dos qui l’ont tenaillé, des années durant, lorsqu’il dirigeait sa fiduciaire à Genève. « J’ai consulté de nombreux médecins, avalé des quantités de médicaments, pour finalement comprendre que l’origine du mal était le stress. Et sa cause : mes angoisses de ne pas réussir dans ma profession ou l’éducation de mes enfants. » Sur la paille à 50 ans Joseph Stutz a donc appris le détachement par la méditation, la respiration et l’exercice, et ses maux ont disparu. Une reprise en main qui lui a aussi permis de surmonter, dans la années nonante, la dégringolade de ses investissements boursiers et immobiliers. Sur la paille à l’âge de 50 ans, l’homme a tout fait de remonter la pente, n’hésitant pas à aller vendre au porte-à-porte un stock de 50.000 cassettes vidéo d’un petit film qu’il avait produit. « C’est parce que j’avais réussi à accepter ma situation, à mettre ma culpabilité à la poubelle, que j’avais retrouvé des ressources pour relever la tête », analyse l’entrepreneur.

Une zen attitude qui l’a fait tomber en amour avec une pasionaria qui se battait depuis des années pour créer dans la région nyonnaise une maison d’accueil pour enfants autistes. Séduit à la fois par la causes et par la femme, Joseph Stutz lui offre les loyers d’un immeuble qu’il possède à Gland pour faire tourner sa fondation, Le Cube de Verre. Puis, il lui donne de quoi acheter une grande demeure pour concrétiser sas projets à Arzier. Le mécène l’avoue, ses quatre enfants ont eu du mal à accepter le détachement dont il a fait preuve après la mort de sa femme et sa capacité à reconstruire sa vie avec une autre. « Mais la vie continue… », estime celui dont le but n’est autre qu’un maximum de gens lisent son livre.

« Ne le jetez surtout pas à la poubelle ! »

« J’ai cherché à comprendre pourquoi certaines personnes se sentaient bien et d’autres mal. J’ai compris qu’on ne pouvait pas lutter contre les origines d’un mal-être (accidents, éducation, cadre social), mais qu’on pouvait agir sur les causes, c’est-à-dire l’attitude mentale qui nous entraîne à nous complaire dans les difficultés », explique Joseph Stutz. Certes, les sept clés qu’il donne dans son livre pour se libérer du mal-être reposent sur le bon sens. Chercher les origines du problème dans le passé, accepter émotionnellement la réalité, changer son attitude mentale, se détacher de tout ce qui peut être nuisible, pratiquer l’autosuggestion positive. Il n’est pas le premier à le dire. Joseph Stutz ne prétend pas être un nouveau gourou du développement personnel, mais il est convaincu de pouvoir aider les autres avec son livre. « Ne le jetez pas à la poubelle, offrez-le à quelqu’un d’autre ! » Si l’ouvrage est offert, avec une lettre invitant le lecteur à faire un don au Cube de Verre, on pourra aussi l’acheter sur son site : www.livre-etre-bien.com au prix de 30 francs.